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Vieux   #1
Iodrigar
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Epopée de Karl Zauberkünstler (concours récit)
Salut!

Moi c Iodrigar!
MJ à Warhammer JdR depuis 1991, il faut dire que j'ai pas démordu depuis et que Warhammer reste et restera mon JdR culte!

J'attend avec impatience comme la plupart d'entre vous la sortie de Warhammer Online, et surfant pour trouver plus d'infos sur le jeu voilà ti pas que je tombe sur ce forum!!

Alors me voici sur ce forum pour vous présenter l'histoire de Karl Zuberkünstler, membre de l'organisation des Serpents de Feu, culte de Tzeentch.

Que l'on resitue un peu les choses avant de vous lancer dans la lecture de ce qui a été ma plus pure expérience de MJ en aventure solo:

Karl Zauberkünstler, allias Francesco, est membre des Serpents de Feu, organisation spécialisée dans le recouvrement d'artefacts disparus.
Ce n'est pas une organisation anodine: ses membres sillonnent l'Empire, et forment un culte de tzeentch influent.
Karl (mon pote Cyrill)a participé, avec son ancien mentor Mathilda Jorgen(Rico), à la quête des Pierres du Destin.
Lorsque j'ai masterisé cette campagne, ils n'étaient que 2 à savoir qu'ils étaients cultistes, et qu'ils devraient récupérer toutes les pierres pour le culte, quitte à éliminer les autres PJs.
Ils y sont remarquablement bien arrivés.

Plusieurs scénars plus tard, après avoir remis les Pierres au culte, Karl se voyait confié la mission de fonder un avant poste du culte dans la vallée du Yeztin. D'autres membres du culte (PNJs) allaient à cette fin l'accompagner.

Les écrits qui vont suivre sont la retranscription des aventures de Magister Karl Zauberkünstler telles que nous les avons jouées.
Je sais pas si le concours est toujours d'actualité, auquel cas je me porte candidat cash! :)

Bien évidemment, vos critisques et avis sont très importants, et je les attends avec impatience.


Io.

Le Cycle des Destinée, Livre 5ème.


Karl Zauberkünstler


Chapitre 1, 1ère partie.


Voyage dans les Mantagnes Grises.


Nikolaus abaissa son foulard et cracha impunément sur la route. Cette maudite route. La neige disparut en un crissement sinistre.
"Pourquoi s'arrête-t-on?" demanda-t-il de sa voix rauque après une brève série de jurons. L'acide que ses glandes salivaires sécrétaient depuis désormais plus de trois ans attaquait lentement mais inexorablement ses cordes vocales, et ce malgré leur incroyable resistance.
Il n'y eut pas de réponse.
Eldilad lui lança un regard à la fois mauvais et autain. Le mercenaire elfe noir n'aimait pas les humains. Et surtout pas celui-là. Il tira sur les rênes de sa monture et retourna son attention vers la tête du groupe.
Karl Zauberkünstler et Valdrigar étaient descendu de cheval et étudiaient la vallée qui s'étendait sous leurs yeux. Morga se tenait tout près d'eux mais n'avait pas mis pied à terre. Elle consultait encore un de ses grimoires, attentive aux spéculations des chefs de groupe. Eldilad se rapprocha de Morina:
"Il se passe quelque chose?" lui demanda-t-il.
Un soupir, un haussement d'épaules et un simple hochement de tête furent sa seule réponse.
"Ouais..." lâcha-t-il, résigné.
Valdrigar se mit à pointer quelque chose en contre-bas.
Au loin, l'horizon se perdait dans le brouillard hivernal. Alentours, les sommets des Montagnes Grises disparaissaient dans des nuages bas chargés de neige, qui se laissaient aller tels des navires à l'abandon au gré d'un vent froid et sec, cinglant et implacable. Au pied du mont Frügelhorn gisait un lac désormais gelé, seulement discernable grace au dénivelé de neige et à la présence d'une importante cascade figée, comme saisie au plus fort de son tumulte.
Ce que désignait Valdrigar était un village. Ses faibles lumières étaient à peine discernables, et Eldilad se douta que Karl, à l'instar des autres humains, ne devait pas être apte à le voir.
"Frügelhoffen, annonça Zauberkünstler. La dernière communauté impériale avant la Maisontaal, et la Bretonnie.
- Le tumulus de Kemmler ne doit plus être loin, dit alors Morga qui avait relevé la tête.
- Certes..." La voix de Karl était absente. "Il doit être quelque-part par là, près du lac. Les anciens avaient l'habitude de situer leurs tumulus près des cours d'eau, et de préférence à flanc de montagne. Fertilité et éternité. Telle était leur foi...
- Que dis-tu de ce monticule là-bas, à cinquante mètres du lac?" demanda Valdrigar.
Karl eut un sourire entendu.
"C'est justement l'endroit que je considérais... Allons. En route. Sirandile, tu pars devant."
L'éclaireur elfe noir acquiesça de la tête.
Zauberkünstler enfourcha son destrier, et tout en en saisissant les rênes, adressa un regard à Umbert, qui était resté impassible et silencieux depuis leur départ tôt ce matin. Celui-ci le fixa un court instant, puis éperonna son cheval avant de se lançer à la suite de Sirandile, déjà loin devant.
Karl mis à part, Umbert était le seul jeteur de sorts de l'expédition. Sa spécialité, proscrite dans l'Empire comme dans la plupart des nations du Vieux Monde, était la Nécromancie. Sa voix caverneuse, son teint livide et son goût pour le morbide en faisaient un individu peu engageant, cinique, distant et froid. Karl n'appréciait guère sa présence dans le groupe, mais elle était nécessaire. Si Kemmler avait disposé quelques défenses en son repaire, ce dont personne ne doutait, Umbert serait peut-être le seul à pouvoir s'en occuper. De toutes façons, Karl n'ayant aucune notion de Nécromancie, la mission que leur avait imposé Magister Bösertig ne pouvait être accomplie sans lui.
"Fritz! Dis à tes copains flêmards qu'on a de la route, et qu'il vaudrait mieux pour eux que je ne vienne pas les chercher! cria Valdrigar.
- Espèce de... grommella Wilhelm.
- Un problème? demanda Karl, irrité.
- Non Magister.
- Alors exécution!"
Le terme que Karl aurait employé pour définir les trois humains qui l'accompagnaient aurait sûrement été 'vermines'. Wilhelm, Nikolaus et Fritz étaient de petits brigands sans avenir que le culte avait pris en charge. Zauberkünstler se demandait si leur nommination en tant que membres de son expédition n'était pas une mise à l'épreuve que lui imposait le culte. Ils n'aimaient pas les Elfes Noirs, et les Elfes Noirs ne les aimaient pas. La situation avait failli dégénérer lorsque Nikolaus avait un peu trop ouvertement parlé des atours de Morina. L'ablation de ses deux incisives supérieures fut la récompense de son insolence. Les femmes elfes noires étaient bien plus hargneuses que les hommes.
C'était une bonne chose que Valdrigar soit là pour mettre de l'ordre dans les rangs. Ce vétéran des guerres de Cothique, Chrace et Tiranoc était un meneur d'hommes, et son 'charisme naturel' -certainement dû au fait qu'il soit albinos- imposait un respect certain. Karl le considérait comme son aide de camp et son bras droit. Et à raison. Ce poste lui allait à ravir, et il savait traiter les récalcitrants.
Le groupe se remit lentement en marche. Sirandile était déjà loin devant. Umbert, comme à son habitude, se tenait à proximité de Morga, ce qui ne plaisait pas forcément à Eldilad. Ce dernier le surveillait du coin de l'oeil tout en discutant avec Morina de leurs exploits et de leurs hauts faits d'arme.
Eldilad était un guerrier qui se plaisait à se battre et à voir mourir ses ennemis, surtout s'ils étaient Elfes Sylvains ou Elfes des Mers. Mais ce mercenaire répondait beaucoup plus au profil du vétéran, du soldat de garnison volontaire, dont la beuverie, le pillage, les femmes et la violence sont les seules passions. Le côté sinistre de ce personnage avait pris la forme d'un collier de ficèle grossier duquel pendaient des oreilles ramassées au fil du temps sur les corps de ses victimes. 'Une par corps. Une tradition', expliquait-il en les caressant affectueusement.
Morina, quant à elle, avait le titre de pilleuse de ruines. Ses spécialités étaient le désarmorçage des pièges et le crochetage des serrures. Son habileté au combat à la dague en faisait une adversaire redoutable. Elle avait un don tout particulier pour se diriger sous terre, et son ouïe était incroyablement développée. Certes petite pour une Elfe, elle était très agile, et Karl savait qu'il aurait aussi besoin d'elle lorsqu'ils atteindraient le tumulus de Kemmler. Morina était d'ailleurs enthousiaste à l'idée de profaner une antre tant renommée.
Zauberkünstler fut brusquement tiré de ses réflexions par un sifflement strident. Le groupe s'arrêta net.
Sirandile!
En contre-bas, l'elfe noir parti en éclaireur venait de saisir son arbalette à répétition lorsque des rugissements sauvages résonnèrent dans la vallée.
"Des Orques! beugla Wilhelm, Une embuscade!"
Une volée de flèches s'abattit sur le groupe, disparaissant pour la plupart dans la neige ou s'échouant sur des boucliers hâtivement dressés. Le cheval de Morina s'effondra en un hénissement étouffé, entrainant l'elfe noire sur le sol gelé, et la rendant prisonnière du poids de ses flancs raidis.
Karl eut tout juste le temps de tirer son épée avant d'apercevoir une imposante silhouette verdâtre se jeter sur lui depuis le surplomb des rochers. Un mouvement de hanche, un coup tranchant, et l'orque finit sa course dans la neige, le crâne éclaté.
"Avez-vous besoin de mes services, messire? demanda Umbert sur un ton ironique. Sa main droite était environnée d'une aura maladive et blême.
"Restez derrière moi , Umbert, rétorqua Karl. Et gardez vos forces. Vous risquerez d'en avoir besoin.
-A votre guise..."
Le halo disparut.
En un instant, Karl jugea de la situation. Les orques devaient être une quinzaine, tout au plus. Un sourire satisfait aux lèvres, il entreprit de révéler le cristal et de l'utiliser lorsqu'il perçut le bruit d'une course effreinée derrière lui. Calmement, il fit volte face pour découvrir la silhouette hideuse et trapue d'un autre de ces gobelinoïdes à la peau sombre et au regard fiévreux; aux épaules larges et aux armes souillées.
Karl le fixa l'espace d'une seconde.
Iakash!
En un beuglement étranglé, l'orque s'affala de tout son long à deux pieds du destrier du nécromant. Il n'eut jamais le temps de se relever, et encore moins de se rendre compte de ce qui s'était passé.
"Ils ne sont pas là pour piller, déclara Valdrigar. C'est la faim qui les tient."
Umbert resta impassible.
En contre-bas, Sirandile se battait avec toute la hargne qui pouvait l'animer contre deux orques aux râles vaporeux et aux gueules écumantes. Tout à l'arrière de la colonne, Fritz et Wilhelm chargèrent trois gobelinoïdes qui tentaient d'attaquer sur les flancs. Nikolaus, quant à lui, était descendu de cheval, avait tiré son épée et fixait calmement l'orque qui avait surgit des hauteurs, et qui à présent lui faisait face.
Cet orque là avait une carrure bien plus imposante que les autres, et son casque était orné d'une crête orangée démesurée. Une collection de scalps et de barbes pendait mollement à sa ceinture. Son armure était un mélange hétéroclyte de pièces de métal récupérées au hasard de rencontres, et son bouclier portait un symbole à l'éffigie de deux haches de sang entre-croisées. Probablement le chef des assaillants.
Sans jamais quitter son adversaire des yeux, Nikolaus fit lentement tournoyer son arme devant lui, en l'attente d'un assaut décisif. L'orque semblait se prêter assez bien au jeu. Les crocs découverts, le souffle rauque, il s'approcha doucement de cet humain qui semblait si sûr de lui, qui ne montrait pas sa peur et qui méritait de périr rapidement. L'orque abandonna son bouclier et son glaive pour saisir l'épée à deux mains qu'il portait sur le dos. Son tranchant eut un reflet métalique singulier et froid.
Nikolaus se mit en garde.
L'orque dressa respectueusement sa lame avant de pointer son adversaire. L'humain afficha un sourire narquois. Il faisait tranquilement travailler ses glandes salivaires. En un hurlement assourdissant, le chef gobelinoïde s'élança sur Nikolaus. Ce dernier attendit le bon moment pour cracher son muccus corrosif. L'épais jet verdâtre frappa l'assaillant en plein visage.
La surprise fut totale. De douleur, l'orque laissa choir son arme derrière lui. Ses gestes pour tenter d'essuyer les extraits de sécrétions qui le faisaient tant souffrir étaient dérisoires et vains. Aveugle, cet orque serait une proie facile.
Nikolaus empoigna son arme plus fermement et frappa. Les cris de l'orque résonnèrent dans la vallée. Mais ces cris étaient plus des cris de colère que des cris de douleur. Peut-être par réflexe, le chef gobelinoïde asséna un coup de poing magistral qui vint heurter Nikolaus en plein visage. La vision brouillée, ce dernier ne put prévenir le coup de pied qui suivit. Ce coup aurait été inoffensif si la botte ferrée n'avait pas été cloutée.
Incrédule, Nikolaus contempla la multitde d'orifices qui lui ponctuaient l'abdomen, juste au dessous de la cage thoacique. Haletant, il s'effondra dans la neige. Jamais il n'aurait pensé que de si petits trous auraient pu le faire souffrir autant. Non loin de lui, les cris de l'orque baissaient en intensité, pour ne devenir que des râles essoufflés. Nikolaus lança un regard plaintif autour de lui.
La plupart de ses compagnons étaient afférés à dérouter les orques. Lise et Eva étaient restées en retrait, et le regardaient intensément. Ces deux là n'avaient rien d'humain. A présent, Nikolaus en était sûr. Elles étaient restées silencieuses et discrètes tout au long du voyage, toujours à deux pas de Karl, comme deux animaux domestiques, comme deux chiens de garde. Le pire était qu'elles parvenaient très bien à se faire oublier. Même Karl sursautait parfois à leur présence. Dans le groupe, tout le monde les craignait. Fritz était persuadé qu'elles étaient possédées, ou quelque chose comme cela. Ce qui était sûr, c'était que personne ne leur faisait confiance. Mais dans la situation dans laquelle il était, Nikolaus n'avait pas de scrupules à avoir, et il aurait volontairement fait confiance à n'importe qui. Il tendit péniblement une main en leur direction en les appelant par leurs noms. Les deux jeunes femmes se regardèrent d'un air entendu, ronronnant presque. Elles ne bougèrent pas d'un pouce.
Derrière lui, Nikolaus entendit des pas crisser dans la neige. Des pas rapides. Il se retourna péniblement.
"Ah... Fritz... Je suis blessé, lacha Nikolaus, soulagé. Les orques?
-En fuite, Nikolaus. En fuite."
Fritz s'accroupit aux côtés de l'orque et entreprit de le dépouiller de ses richesses.
"Fritz... Qu'est-ce que tu fais, bon sang? J'suis blessé...
-T'inquiète pas, je vais m'occuper de toi."
Le butin s'avéra maigre: Une dague de faction elfe, trois Couronnes d'or et une douzaine de pistoles. Après un examen sommaire, Fritz se rendit compte que tout ce qui était digne d'intérêt venait d'être récolté. Il tourna son attention vers Nikolaus. Il se tenait le ventre avec les deux mains, et le sang qu'il perdait avait en partie fondu la neige qui l'environnait. Il tremblait. De froid, peut-être.
"T'as mal? demanda fritz.
-Ouais... Il m'a pas loupé, celui là. Dis moi, je l'ai tué?
-Il est froid comme une pierre."
Fritz sortit la dague elfique de sa gaine et déchira d'un coup sec la tunique du blessé. Il lacha un soupir contrarié. Il regarda rapidement autour de lui. Les autres étaient à la poursuite des orques. Lise et Eva avaient disparu.
"Tu crois que c'est grave, demanda Nikolaus.
-Non. Cette blessure n'est pas fatale."
Un mouvement rapide, et le coeur de Nikolaus fut transpercé par la nouvelle dague de son ancien compagnon.
"Fritz! beugla Wilhelm qui revenait. Fritz! qu'est-ce que t'as fait!
-La ferme, toi, ou je donne pas cher de ta peau."
Fritz attendit que Wilhelm soit à sa hauteur pour poursuivre.
"On a besoin d'argent. Il allait crever de toutes manières, et j'ai pas envie que Karl récupère son or.
-Bon, dépèche-toi. Et partons avant qu'ils ne reviennent.", dit Wilhelm.
Il retourna le corps de Nikolaus à la recherche de sa bourse. Quelques secondes plus tard, il comptait le prix de son coup de poignard.
"Combien?"
Les deux humains sursautèrent à l'interpellation. Eldilad marchait en leur direction à grandes enjambées. Son épée, toujours dans sa main droite, était souillée de sang vert. Il s'arrêta à quatre mètres des pilleurs.
"Alors, vermines, on détrousse ses petits copains?
-Tire toi de là, l'elfe, ou t'auras affaire à moi", rétorqua Fritz.
Wilhelm marqua deux pas en arrière. Il était visiblement paniqué.
"Des menaces, l'humain? est-ce que tu sais au moins à qui tu parles?
-Sale bâtard! Je vais enfin pouvoir te clouer le bec une bonne fois pour toutes!
-J'aimerais voir ça."
Il se mit en garde.
"Je suis votre homme, monsieur."
-Eldilad!"
C'était la voix de Valdrigar. Un hénissement se fit entendre. Karl et les autres étaient de retour. Sirandile avait le bras droit bandé.
"Wilhelm, reprit Karl, que se passe-t-il?"
C'est Eldilad qui répondit, sans détourner son regard de l'humain qui lui faisait affront.
"Ces deux crapules détroussaient le corps de Nikolaus. Je crois qu'ils parlaient désertion."
Sans un mot, Karl descendit de cheval. Il s'approcha de la scène pour découvrir les cadavres de Nikolaus et de l'orque. La blessure au coeur et la dague elfique ne manquèrent pas d'attirer son attention. Sans considérer les belligérants, Karl s'adressa à Wilhelm.
"Qui a tué Nikolaus, Wilhelm?"
Ce dernier se mit à baragouiner quelque chose comme je sais pas. Le scèptre du chef de l'expédition se mit à luire faiblement. Il réitéra sa question.
"F-Fr-Fritz, monseigneur.
-Karl, non, c'..." commença Fritz.
Il n'eut jamais le temps de finir. Son dernier souffle mourut sur la lame de l'épée qui venait de le transpercer.
Karl rengaina son arme.
"Wilhelm n'aurait jamais déserté. Il nous est fidèle. N'est-ce pas, Wilhelm?
-Ou-ou-oui, Magister.
-Bien, alors tout est en ordre. Eldilad, un conseil: ne t'avises jamais de sanctionner qui que ce soit dans ce groupe. Umbert, vous jeterez un coup d'oeil sur la blessure de Morina quand nous serons arrivés. Allons, en route. La nuit va bientôt tomber."

* * *

A suivre...

(Prochaine partie très bientôt!)
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Vieux   #2
l'elfe noir
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tres bonne histoire et merci a toi...au fait bienvenue parmi nous....mis y a un truc que je kompren as? nko est un troll?(crachat acide...)si oui, pkoi n'a l pas regenerer?
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forum de roleplay dans un univers nouveau (Heroic fantasy/partie Sci-fi en développement)
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Vieux   #3
Iodrigar
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Héhé! merci!!

Bon par contre Nikolaus n'est pas un Troll: c'est un mutant.
En fait je me suis servi du bouquin "Realms of Chaos - the lost and the damned" pour créer le groupe de Karl: je l'ai considéré comme un jeune champion de Warband, et le D100 des suivants m'a donné 3 humains et 5 elfes noirs.

Nikolaus est l'un de ces humains. Il devait avoir une mutation (Chaos Attribute) . le D1000 lui a donné des glandes salivaires un peu particulières, qui sécrètent de l'acide.

Voilou!

Bon c'est vrai que je m'attarde pas des masses sur ce perso, tout simplement pask'il est sensé être connu à ce stade de l'histoire, mais bon vous avez pas encore sous les yeuxles 4 bouqins précédents alors...

Voilou!

Prochain post demain promis! :)

Io.
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Vieux   #4
Janus
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Excellent, vraiment mais avant de continuer pourrais tu nous faire une description rapide des persos parce que j'avoue que je ne sais pas trop quels sont les persos de tes joueurs et les Pnj's qui les accompagnes, merci ( sinon vivement la suite c'est très bien écrit ).
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Vieux   #5
Templier Noir
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Permets moi de m'incliner devant ta prestation Iodrigar.

Très beau texte. Les descriptions des lieux y sont légions, les personnages y sont chacun bien individualisés, et l'histoire bien ficellée. Le vocabulaire est excellent. On en redemande :)

Bienvenue à toi, je suis heureux de retrouver encore une personne vétéran du JdR Warhammer de cette qualité.

Bravo
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Vieux   #6
Iodrigar
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Salut!

Merci moult pour vos avis très encourageants! :)

Janus, il n'y a qu'un seul PJ dans le groupe de 12 persos présenté dans la première partie du chapitre 1: Karl Zauberkünstler (joué magnifiquement bien par Cyrill au passage, chapeau bas).
Tous les autres sont des PNJs.
Bon alors je sais pas trop ce que tu veux dire par "description rapide des persos", mais voilà:

Karl est le PJ. Il devait être mercenaire, brigand ouqqchose comme ça avant de passer chaos, et de s'intéresser à la sorcellerie, et plus particulièrement à la nécromancie. En fait mon joueur le jouait tellement discret et anodin avant de passer aux scénars solos (pask'il infiltrait des groupes de joueurs du côté clair de la force) que je me souviens plus de son plan de carrière!!
A ce stade de l'histoire, il est apprenti sorcier, mais a un lourd passé de fighter derrière lui. De toute manière toute son histoire, des flashbacks et tout sont prévus, à terme.
A pésent c'est un cultitste, chef de groupe.

Tous les autres, donc, sont des PNJs. J'ai décrit rapidement la synthèse des elfes et humains, reposant sur les règles de Realms of Chaos. J'ai ensuite attribué un caractère particulier à chacun d'eux, en m'inspirant de règles sur Warhammer JdR trouvées qqpart sur le net. Valdrigar est sergent mercenaire, Eldilad mercenaire, Morgaliel un mago niveau 2 (bataille et démoniste), Sirandilé un Eclaireur Elfe noir et Morina, ma préférée, une pilleuse de tombes (mais y'a une carrière particulière aux elfes noirs qui s'appelle Ruin Raider).
Les 3 humains sont des brigands de base.
Enfin, Umbert est un nécromant niv 2.
Quand à Lise et Eva, je dis rien pour l'instant... il serait marrant que certains d'entre vous devinent leurs particularité.... surprise! :)

Dans le cadre d'un scénar solo, il a fallu donner un nom et un caractère particulier à chacun des PNJs. C'est très important pour rendre le tout crédible.
Au final, mon joueur connaissait son équipe sur le bout des doigts.

Voilou! :)

Bon la suite dans le poste qui suit!

Io.
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Vieux   #7
Iodrigar
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Le Cycle des Destinée, Livre 5ème.


Karl Zauberkünstler


Chapitre 1, 2ème partie.


Voyage dans les Mantagnes Grises.



Dans l'ombre, trois individus, appuyés sur d'imposants bâtons de marche torturés, progressaient inexorablement sur la route neigeuse qui menait au mont Frügelhorn. Leurs lourds manteaux de bure terre de sienne leur donnaient un aspect religieux, et maintenaient leurs visages dans de constantes ténèbres. Le plus petit, un nain, ouvrait la marche.
Sans un mot, il s'arrêta net, l'attention retenue par une zone abondamment piétinée. Il empoigna son bâton plus fermement, puis marcha d'un pas pressé jusque là. Les autres le suivirent cérémonieusement. Le nain s'accroupit pour étudier les empreintes de chevaux et de bottes qui se mêlaient en une fresque confuse. Près de la paroi rocheuse, la neige avait été creusée en une surface circulaire. Au fond du trou, des cendres. Le nain se redressa lentement.
"Mes frères, notre Seigneur nous fait signe, dit-il solanellement. Nos ennemis ont passé la nuit ici.
_ Ont ils encore beaucoup d'avance sur nous, mon frère?" demanda l'un de ses acolytes.
Le nain saisit un peu de cendre et passa ses doigts dans quelques empreintes.
"De moins en moins. Une journée, tout au plus."
Ses compagnons se consultèrent brièvement, se félicitant des progrès effectués depuis le début de leur voyage. Puis l'un d'eux de déclarer d'une voix forte, tourné vers le nord:
"O Seigneur. Nous acceptons ta mise à l'épreuve. En ton nom, nous marcherons sans connaître de répis, guidés par la foi inébranlable qui fait de nous tes plus dévoués serviteurs. Et tu connaîtras des épreuves qu'il te faudra surmonter avec valeur, car à l'heure du jugement seuls les justes seront reconnus, et de mes adorateurs, les plus fervants connaîtrons l'immortalité et le pouvoir suprême.
_ Gloire à notre Seigneur!", reprit le nain.tout en caressant affectueusement une tête réduite qu'il venait de sortir d'un repli de sa toge.
Elle avait une teinte maladive et était affreusement boursoufflée, comme victime d'horribles infections qui en avaient tendu la peau jusqu'à la limite de la rupture. Malgré le froid, plusieurs mouches tournoyaient en permanence autour de ce sinistre trophé, et se régalaient parfois d'un épais liquide jaunâtre, visqueux, purulent, qui suintait de temps en temps des orifices nasaux mal condamnés par des lanières de cuir à l'évidence trop grossières.
"Tes ennemis connaîtrons ton couroux et deviendront bientôt tes plus vils esclaves", promit-il à voix basse.
Le nain en tête, les frères reprirent alors leur route, entonnant des cantiques obscures articulés selon des accents guturaux, et des mélodies étranges.

* * *

Les corps de Nikolaus et de Fritz furent sommairement ensevelis sous la neige. Tout ce qui était récupérable devint propriété du groupe. Dix minutes après la mort de Fritz, les membres de l'expédition étaient de nouveau en route pour la vallée qu'ils dominaient. L'air était de plus en plus froid et humide, ce qui ne présageait rien de bon. Comme l'avait dit Valdrigar, les orques qu'ils venaient d'affronter étaient affamés. Mais l'inquiétude d'Umbert résidait dans le fait que les orques n'étaient pas les créatures au ventre vide les plus dangereuses qui rôdaient dans ces montagnes. C'est peut-être cette idée qui poussait le groupe sur cette route accidentée à une allure soutenue.
La nuit tomba rapidement. A la lumière des torches, l'expédition se fraya un chemin jusqu'aux bords du lac gelé. Le monticule qu'ils avaient repéré depuis les hauteurs n'était plus très loin -deux cents mètres à peine- mais Karl donna l'ordre d'installer le campement à proximité de la cascade figée, afin que les blessés puissent bénéficier du peu d'abri qu'offrait la paroi rocheuse. Wilhelm et Sirandile s'y installèrent. Ils avaient besoin de repos. C'était aussi le cas des autres, mais le temps jouait contre eux. Sans plus attendre, Karl somma Umbert et le reste des elfes de le suivre jusqu'au tumulus. Lise et Eva garderaient le camp.
Le groupe arriva bientôt sur le site.
"L'entrée du tumulus de Kemmler doit être quelque part là-dessous, Karl", annonça Morga sur un ton morne.
Karl contemplait l'étendue neigeuse sans la moindre émotion. Au moyen de l'ancien bâton de culte de Mathilda, qui lui avait été remis à Nuln après la perte de la prêtresse, il sonda brièvement la neige. Il ne répondit pas.
"Il va falloir creuser", dit alors Morina qui avait déjà sorti sa pelle. Sans attendre les autres, elle entreprit de se mettre à la tâche lorsque la voix solennelle de Zauberkünstler, enfin sorti de sa léthargie, l'interrompit.
"Non... Ecarte-toi, Morina. Ecartez-vous tous. Tenez vous à distance."
Morina rejoint les autres. Eldilad allait prendre la parole mais Valdrigar lui fit signe de rennoncer, et même de reculer. Le groupe dut se retirer sur une bonne vingtaine de mètres avant que Karl fut enfin satisfait.
Presque nonchalament, Magister Zauberlich sortit de son sac un objet cristallin blanchâtre compliqué aux multiples facettes, à la surface desquelles avaient été gravés des symboles déroutants et indescriptibles parceque changeants. Il semblait constitué de multiples pyramides accolées les unes aux autres en une structure annulaire, mais très anguleuse.
Karl ôta son casque cérémonieusement avant de ramener l'objet tout contre lui, au niveau du sternum, ses majeurs sur deux saillies et ses pouces sur deux autres. Son visage balayé par la brise hivernale trahissait une concentration certaine.
A mi-voix, à peine audible, Karl Zauberkünstler entama alors une litanie répétitive, guturale et primitive, qu'on aurait dit jaillie de la nuit des temps.
Le cristal sembla lui répondre en une faible lueur froide.
Une brise irréelle balaya soudainement la plaine.
Instinctivement, les elfes noirs et Umbert marquèrent plusieurs pas vers l'arrière, emprunts d'une angoisse inexpliquée et grandissante.
"Qu'est-ce que ça veut dire? demanda Valdrigar. Umbert, que se passe-t-il?"
Umbert était trop subjugué pour lui donner réplique. La puissance de Karl n'avait de cesse de s'intensifier, pour devenir presque palpable. La lumière du cristal devint presque tangible, aveuglante, alors que les runes qui le recouvraient avaient pris un aspect bleuté, glacial. Les pallabres de Karl se changèrent en cris à peine articulés, et comme pour obéir à la terrible invocation, le tonnère gronda, le vent hurla sa rétiscence à répondre à l'appel pourtant irrésistible; et dans sa colère, la brise devint bourasque, puis tornade à la puissance redoutable, soulevant et dispersant l'épaisse couche de neige qui recouvrait la tombe, Magister en son centre, les yeux scintillants, tel un phare au coeur de la tempête.
Les compagnons de Karl eurent l'instinct de se mettre à couvert, mais ils durent constater que le typhon ne les atteignait pas malgré leur proximité, et ne purent que rester là à contempler, sidérés, le déchaînement titanesque des éléments qui se manifestait devant eux.
Puis plus rien. Plus rien qu'un écho d'orage, au loin, par delà les montagnes.
Après un moment perturbé seulement par une légère chutte de neige, Umbert put enfin articuler sa stupéfaction:
"Le cristal d'air... lacha-t-il.
_C'est impossible, rétorqua Morga. Le cristal a été perdu il y a des siècles pendant les guerres gobelines!
_Le cristal d'air? demanda Eldilad. Jamais entendu parlé.
_Ca ne m'étonne qu'à moitié, rétorqua Morina.
_La ferme, toi.
_Il y a plus de mille ans, commença Umbert, les maîtres des runes nains de Kadar Kadrin investirent quatre joyaux inestimables de pouvoirs colossaux, d'une puissance aujourd'hui encore inégalée, étroitement liée aux éléments naturels.
_A chacune de ces quatre pierres fut alloué l'essence de l'un des quatre éléments, reprit Morga. Mais les pouvoirs incommensurables de ces cristaux échapèrent au contrôle de leurs créateurs, et notre Seigneur le tout puissant Tzeentch, Maître des Arcanes Magiques, pervertit leurs "pieuses" natures pour en faire des instruments aléatoires et incontrôlables. Il est dit que Tzeentch lui même a fait naître des espoirs de toute puissance dans les faibles esprits de ces nains pour que soit accomplie la plus grande de ses oeuvres.
_Karl en détient un à présent. Il est Maître de l'Air. Je comprends à présent pourquoi Rotgardt le craignait."
Sur un signe de Karl, tous se rapprochèrent de la zone dégagée.
La puissance du cristal avait révélé l'entrée du tumulus, scellée par une dalle de granit aux dimensions modestes sur laquelle avait été gravée une inscription abîmée. Elle semblait avoir été posée à même le sol, comme laissée là parce prise dans la rocaille. Umbert la nettoya sommairement, et parvint à rendre sa surface lisible:
"Ici meurt la mort..."expira-t-il.
Les elfes se regardèrent en silence.
"Eldilad, reprit Karl au bout d'un moment.
_Oui?
- Il lui jeta une barre de fer dans les mains.-
_Au travail..."
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Vieux   #8
Janus
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Ok merci, c'est ce que je voulais pour avoir les idées bien en place, vivement la suite.
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Vieux   #9
Iodrigar
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et ben la voilou! :) on a posté en même temps! :)

Tchô!

La suite bientôt!

Io.
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Vieux   #10
Elmar
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Excellent ! J'adore, vraiment. Un grand plaisir que de parcourir d'un oeil attentif tes lignes, Iodrigar. Cela a dûe être une formidable aventure, et me conforte plus encore dans un sentiment bien ancré : vivement que nous goûtions à pareil nectar sur le jeu !

J'attends avec une feinte patience la suite de ces chroniques, en te souhaitant par la même occasion bienvenue et bon séjour sur ce forum.

Gnégnégné !
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Vieux   #11
Iodrigar
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re!

Allez zou! La suite est là!
Manquera plus qu'un chti paragraphe de rien du tout pour finir le chapitre 1, mais je me suis dit que ce qui suit est assez long comme ça!!
Dans la 2ème partie, 3 individus glauques ont fait leur apparition: des cultistes de Nurgle à la recherche de Karl et son groupe, interprétés par 3 PJ fanatiques qui m'ont trop fait planner (Karim, Ted et Hervé). On les retrouve ici, toujours à la poursuite des Serpents de Feu. Ils ont été créés comme tout autre PJs, à ceci près que chacun s'est vu attribuer une mutation en accord avec les règles du magnifique et irremplaçable ouvrage "Realms of Chaos".

Bonne lecture!

Fin du chapitre 1 la prochaine fois!

Io.

* * *


Le Cycle des Destinée, Livre 5ème.


Karl Zauberkünstler


Chapitre 1, 2ème partie.


Voyage dans les Mantagnes Grises.



Peu avant la tombée de la nuit, les frères arrivèrent à proximité du col près duquel Zauberkünstler et ses hommes avaient été attaqués par les orques. Depuis les hauteurs, on pouvait discerner plusieurs silhouettes étendues dans la neige.
"Frère Whitespore, dit l'un des frères à l'intention du nain. Il y a eu un combat, ici.
_ Croyez vous que nos ennemis soient tombés dans une embuscade?, demanda le deuxième.
_ Probablement, répondit frère Whitespore.
_ Tendue par nos agents?
_ Non. Je ne crois pas. Continuons un peu. Il me semble que plus bas, nous aurons réponses à nos questions. Mais restons tout de même sur nos gardes."
Les frères acquiecèrent.
Ils furent rapidement sur les lieux. Ils énumérèrent sans peine les cadavres de huit orques et de deux chevaux. Alentours, quelques armes étaient éparpillées dans la neige.
"Pas trace de nos ennemis", déclara Whitespore sur un ton morne.
L'un de ses accolytes se mit tout à coup à fouiller l'épaisse couche neigeuse. Au bout de quelques instants, il avait mis à jour les corps de deux humains, qui avaient été tués à coups d'épées, ou de dagues. L'un d'eux avait des glandes salivaires hypertrophiées à outrance, auréolées d'une couleur verdâtre, malsaine.
"Des mutants!" s'écria celui qui venait de creuser.
_ Portent-t-ils des tatouages, ou des symboles religieux? demanda le nain.
_ Oui! répondit-il après une brève inspection. Ce sont des adeptes de Tzeentch, notre grand ennemi!
_ Loué soit notre Seigneur, déclara le troisième frère.
_ O Grand Nurgle, reprit Whitespore, nous te remercions humblement de l'aide que tu nous portes en affaiblissant nos ennemis. Nous glorifirons ton Nom."
Puis à ses compagnons:
"Mes frères, il est temps de frapper. Allons! La Peste soit des adorateurs de Tzeentch! Le tumulus de Kemmler ne doit plus être loin. Il nous faut ses livres de sorts avant que Zauberkünstler ne mette la main dessus. En route!"

* * *

Ce fut Morina qui pénétra la première dans le sanctuaire de ce qui avait été par le passé l'un des plus puissants nécromants de son temps, le Lichemeister -littéralement le Seigneur des Liches-, Heinrich Kemmler. L'escalier ténébreux dans lequel elle s'engageait était dans un état lamentable. Les marches avaient été rendues dangereuses par l'humidité du site et par de nombreux va et viens. L'atmosphère du tumulus était chargé d'une lourde odeur de tombe aux relents écoeurants.
Kemmler avait du à la fin du siècle dernier se réfugier dans les Montagnes Grises afin de fuir les répurgateurs impériaux; qui avaient découvert à Nuln son laboratoire et la nature blasphématoire de ses recherches.
C'était in extremis qu'il avait échappé aux autorités spirituelles, au moyen d'un sortilège de vol contenu dans un anneau de sort, mais sa lutte pour la "survie" n'était pas restée sans séquelles: le père supérieur de la Maisontaal, monastère dans lequel Kemmler pensait pouvoir trouver un moment de répis, l'avait surpris en l'attaquant au moyen d'une arme sainte d'une puissance redoutable, qui priva le nécromant de toutes ses aptitudes magiques.
L'inquisition organisa plusieurs battues, mais aucune ne fut concluante. Kemmler avait été vaincu. Il avait sûrement du mourir dans ces montagnes inhospitalières.
Vaincu, certes. Mais pas mort.
Quarante ans plus tard, recouvrant lentement ses pouvoirs, Kemmler refit surface pour terroriser les villages alentours. Son ambition était alors de se venger de ceux qui l'avaient persécuté. Mais ses projets furent passablement perturbés: il mourut une bonne fois pour toute, du moins selon les chroniqueurs, il y a treize ans à la bataille de la Maisontaal.
Les autorités impériales cherchèrent longtemps le repaire du nécromant.
Ce fut une expédition d'adeptes de Tzeentch qui le localisa. Umbert en avait fait partie. Il était à présent de retour sur le site qui lui avait fait gagner l'estime de ses supérieurs.
Il suivait Morina de près, fébrile à l'idée de parcourir les grimoires qui renfermaient avec avarice tous les secrets de la non-vie. Morina atteignit enfin le bas de l'escalier, qui donnait sur une espèce de corridor mortuaire, sur les parois duquel étaient disposés de nombreux sarcophages aux boiseries richement décorées. Sans perdre un instant, l'elfe noire sortit sa dague et marcha vers la première sépulture.
"Pas si vite, dit Umbert. Kemmler n'était pas fou. Son antre doit être truffée de pièges à l'encontre des pillards comme toi.
_ J'en fait mon affaire, répondit Morina. Je sais me débrouiller.
_ Attention, rétorqua Umbert, je ne parle pas de pièges mécaniques. Pour ceux-ci, je sais que je pourrais te faire une confiance presqu'aveugle. Non, non. Je parle des pièges magiques, comme les alarmes et les sorts de zone. Je ne crois pas que tes calles pourraient nous protéger d'esprits gardiens."
Morina lâcha un profond soupir.
"Il a raison, reprit Karl qui s'appuyait sur son bâton de culte. Il ne faut pas prendre de risques. Nous devons retrouver les notes de Kemmler. N'oubliez pas que ses grimoires sont d'une importance primordiale. Ordre de marche: Umbert et Morina, Morga et moi-même, Eldilad et Valdrigar. Eldilad, Morina: une torche. Lorsque les sorts du Lichemeister seront en sécurité, nous pourrons nous intéresser au reste. Pas avant."
Karl fit signe à Umbert d'avancer. Peut-être par réflexe, Eldilad et Valdrigar dégainèrent leurs armes. De son côté, Morga feuilletait l'un de ses ouvrages, à la recherche d'indications sur les symboles ésotériques gravés à même la roche et sur la plupart des sarcophages. De temps en temps, elle reconnaissait un nom, un écu, une Maison, un rang social, mais tous les symboles religieux qui avaient une fois orné ces cercueils avaient systématiquement été effacés ou détruits, comme pour banir les Dieux de ce domaine néfaste, cette antichambre de la mort. Aucun lien direct n'existait entre les cadavres entreposés ici. Certain cercueils était de facture très humble, et trahissaient une origine modeste, alors que d'autres se noyaient sous les enluminures. La plupart venait de l'Empire, mais il n'était pas rare de croiser certains sarcophages bretonniens, estaliens ou de Tilée. Morga put même examiner sommairement une tombe naine qui avait échoué là d'on ne sait où ni comment. Kemmler ne faisait aucune discrimination.
Au bout d'une vingtaine de mètres, le couloir déboucha sur une salle pourvue de trois ouvertures: celle par laquelle le groupe venait d'entrer, puis une sur la gauche, et une sur la droite. Dans cette chambre mortuaire -car c'en était une- l'odeur de pourriture était à la limite du supportable. Contre les murs, dans des espèces de niches très grossières creusées en suivant des lois anarchiques, reposait dans des postures parfois burlesques une multitude de corps à peine encore vêtus de linceuls ocres ou blanchâtres rongés par le temps. Pris d'un haut le coeur, Valdrigar se retint de choir en s'appuyant contre la paroi humide et tiède du couloir.
"Etrange, dit alors Morga sur un ton analytique. Les corps ont été épargnés par les vers.
_ N'en rajoute pas, reprit Eldilad qui réprimait un sourire. Valdrigar est assez mal en point comme ça.
_ Je suis sérieuse.
_ La magie n'est pas étrangère à ce phénomène, déclara Umbert. Kemmler a protégé ses cadavres par des enchantements de préservation. Espérons que son laboratoire ne sera pas plus défendu.
_ Alors? demanda Eldilad. A droite ou à gauche?"
Karl se plaça entre les deux passages et les considéra l'un après l'autre.
"A droite, répondit-il. Pour commencer. De toute manière, je ne pense pas que ce repaire soit immense.
_ C'est aussi mon avis, continua Morina. L'écho n'est pas profond. Le réseau n'est pas très important."
Après dix mètres de galerie passés à contempler les sinistres structures de soutainement -exclusivement constituées d'ossements de diverses natures sur lesquelles avaient été gravés une multitude de signes cabalistiques- le passage se rétrécit avant de donner sur une porte de bois vermoulu, renforcée par des fers décrépits. Aucune serrure n'était visible.
Sur un signe de Zauberkünstler, Umbert s'approcha de la porte et, fermant les yeux, la frola du bout des doigts.
"Verrou magique..."
Umbert sortit une clé d'argent de son sac et la plaqua contre la porte, à hauteur d'épaule. Il se concentra un court instant puis récita une formule aux accents retors. La clé disparut en une lueur dorée. Deux seconde de plus, et la porte s'ouvrit d'elle-même.
"Un jeu d'enfant.
_ Il est surprenant qu'un sorcier tel que le Lichemeister n'ait sécurisé son domaine qu'au moyen d'un simple sort de fermeture, observa Karl.
_ Ca ne colle pas, répondit Morga. Kemmler était un fourbe. Un fourbe paranoïaque. Il n'aurait jamais laissé ses affaires sans protection.
_ Il me vient un sentiment bien étrange, reprit Valdrigar. Comme si... on nous observait."
A la lueur de leurs torches se révélait à mesure qu'ils y pénétraient une salle aux dimensions respectables, abondament meublée d'étagères et de tables poussiéreuses sur lesquelles gisaient toute une panoplie de récipients, de colonnes à distiller, de bocaux aux multiples formes et couleurs, mais aussi d'ustensiles variés, d'outils aux courbes inhabituelles et de nombreux bibelots disséminés un peu partout. Une malle trainait sous une table près de l'entrée. Elle était ornée d'un cadenas impressionnant dont la clé n'était pas visible. Les étagères étaient surchargées de livres anciens aux reliures apparament bien conservées. Sur trois lutrins qui faisaient face à une lugubre table de dissection occupée reposaient trois grimoires forts anciens. L'un d'eux était ouvert. Sur l'une de ses pages avait été laissé un petit livre de notes, ouvert lui aussi, ainsi qu'une plume et un encrier désseché.
"Les grimoires de Kemmler!" s'écria Umbert.
Il se précipita sur le carnet de notes et en examina sommairement le contenu, tout excité par leur trouvaille.
"Karl, tout est là! reprit-il, fébrile, tout en parcourant les écrits du nécromant. Tout! Tous ses travaux, toutes ses recherches sont répertoriées dans ce livr..."
Sans prévenir, il s'arrêta net. Lentement, une appréhension surnaturelle le gagnait. Il referma brusquement le carnet avant de le tendre à Morgaliel, puis porta toute son attention sur le livre ouvert, l'imposant grimoire poussiéreux qui trônait sur un lutrin rouillé aux atours baroques et sinistres. Il s'en saisit délicatement. Sa texture était douce, et tiède. Après en avoir soufflé la poussière, Umbert le referma pour en lire le titre:
Liber Mortis.
"Le Livre des Morts! s'écria Morga. L'un des neuf Livres de Nagash!"
Un brusque courant d'air glacé balaya la salle. Tout le monde se tourna vers Zauberkünstler, s'attendant à voir le cristal d'air en fonctionnement. Il n'en était rien. Karl se tenait sur le qui-vive, une torche dans une main, et l'autre sur la garde de son épée.

Umbert remit précipitamment le livre sur son emplacement.
"Dis-moi Umbert, demanda Eldilad. Qu'est-ce que t'as réveillé?"
Une voix lassive, lointaine, irréelle se fit alors entendre.
"Les défenses du tumulus!" répondit Valdrigar.
Une autre plainte résonna dans le complexe souterrain, beaucoup plus proche cette fois-ci. Puis ce fut une série de grondements sourds, de bruits de terre retournée, suivis de rires, de cris , de monologues et de lithanies dont les sources se perdaient dans l'ether, prononcés par des voix d'outre tombe, tourmentées par des années de vile servitude, d'esclavage innommable, proscrit par les Dieux des morts eux-même.
Karl retourna jusqu'à la porte. Un bref coup d'oeil lui révéla l'origine d'une partie de la cacophonie qu'il venait d'entendre: émergeant de quatre trous fraichement creusés, quatre squelettes blanchâtres se dressaient péniblement dans le couloir, épée souillée au poing, lueur maladive au plus profond des orbites. Aux yeux de Morina, l'origine des voix étranges prit tout son sens lorsqu'elle vit plusieurs silhouettes bleutées semi transparentes s'approcher depuis le fond du corridor.
"Des spectres! s'écria-t-elle. Il en arrive de partout!
Le chef des elfes noirs se mit en garde, prêt à voir surgir de n'importe quel point d'ombre une nuée d'esprits torturés.
"Inutile, déclara Morga au bord de la panique. Les spectres ne craignent que la magie!"
_Umbert, tire nous de ce coup là! cria Eldilad par dessus les échos des esprits. T'es sensé être nécromant, non?"
Umbert n'avait pas encore plongé sa main dans la sacoche de cuir qui renfermait ses composants de sorts qu'Eldilad et Valdrigar luttaient déjà contre les premiers squelettes de l'antre. Les spectres, quant à eux, étaient presque dans la salle. Enfin, Umbert mit la main sur l'ingrédient recherché: la main déséchée d'un démoniste.
"Voilà qui devrait les rappeler dans leur plan d'origine!"
Malgré le tumulte des combats et des cris désincarnés qui l'environnaient, Umbert s'assit en tailleur. Il entama alors une incantation tout en dessinant dans l'air des symboles cabalistiques aux formes agressives. Ses mains irradièrent rapidement une lueur blème. Il écarta les bras violament. Il y eut une déflagration à peine audible, et la lumière se dipsersa dans tous le tumulus en une vague bleuté, cernant les morts, ignorant les vivants, comme sous l'emprise d'une volonté indépendante et surnaturelle.
Umbert dut constater avec horreur que seulement deux squelettes venaient de s'écrouler. Les autres morts avaient purement et simplement résisté à l'attaque magique.
Les spectres avançaient toujours.
"C'est pas possible... ce...c'était... c'était mon sortilège... le plus puissant..."
Après s'être rendu compte des limites du pouvoir d'Umbert, Karl marqua deux pas vers l'arrière pour se mettre hors de portée des assaillants. Les drappés de sa cape lui donnaient un apsect austère et impérial. Il rengaina son épée en un geste confiant. Il se recueillit un court instant puis joint ses mains en signe de prière tout en tenant son bâton de culte. Celui-ci se mit à briller légèrement.
"Oh non, le fou! s'écria Morga. Il invoque la puissance de Tzeentch!!
- Quoi?! Karl, non!! c'est trop dangereux!" hurla Umbert qui se reprenait.
Karl se mit à marmonner en langue noire, le dialecte des démonistes. Au dessus du tumulus, le tonnerre gronda. Les paroles de Karl montèrent en intensité. Le sceptre se mit à vibrer. Sa lueur maladive devint une lumière éclatante, de laquelle émergeait une multitude de silhouettes spectrales qui tournoyaient dans la salle en une terrible danse maccabre, les unes répétant, mots après mots, phrases après phrases, les incantations de Karl, et les autres changeant de rythme, criant des paroles interdites;comme le choeur impie d'un cortège dantesque.
Et elles lui offrirent le Savoir.
Surchargé de puissance, Karl fouetta l'air de son sceptre. Umbert et Morga, qui avaient assisté à la scène, se jetèrent sur le sol les mains sur la tête alors qu'une onde de choc sourde balaya l'ensemble de l'antre de Kemmler. L'intensité du sort frappa les elfes de plein fouet. Le souffle les renversa comme de simples fettus de paille, les projetant sur les murs avec une violence inouïe, terrifiante. Inexorablement, les uns après les autres, les spectres, les squelettes et les zombies du tumulus furent pulvérisés ou disparurent en des cris stridents ou étranglés, à la limite du tolérable.

* * *
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Vieux   #12
Iodrigar
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errata: à ce stade de l'histoire Karl n'est pas apprenti sorcier mais démoniste niveau 2 (et... oui!! ceci explique celà).


Io.
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Vieux   #13
Janus
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Je vois qu'il y a 5 parties ( livres ) et que chacune possède plusieurs chapitres, c'est carrément un livre que tu nous écrits là en tout cas j'adore. Petite question, serais tu aussi un joueur de D&D ? Je trouve qu'il y a une petite influence de ce jeu, probablement parce que l'aventure se joue dans un "donjon", au fait ça me fait penser au jeu Icewind Dale :) En tout cas ça donne envie d'être un de tes joueurs, dommage que tu habites à Lyon ( si j'ai bien lu ).

Donc si j'ai bien compris tes pj's sont séparés en deux groupes, le premier celui de karl ( tout seul ) avec des pnj's et le second celui des trois cultistes de Nurgle. Si Karl à participé à la campagne des pierres du destin plus à d'autres aventures il doit au moins en être à sa 7ème ou 8ème profession, bref c'est du costaud à ce niveau là.
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Vieux   #14
Iodrigar
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Et ben non j'ai jamais trop joué à D&D, du moins pas depuis mes 13 ans (y'a très longtemps) où g été joueur pour 2 ou 3 scénars! ;)

En effet les PJs sont séparés en plusieurs groupes. On ne verra dans cette partie que 3 groupes de joueurs: Karl d'un côté, les 3 Nurgle d'un autre et un répurgateur un peu particulier dnas le 3ème mais il apparaîtra pas avant la 3ème partie.

Comme tu l'as asouligné, y'a plusieurs livres. On en est au 5ème sur 7. Bon je vous le dis cash je ne publierai pas le tout sur ce forum, et je compte ne dévoiler pour l'instant que l'épopée de karl Z. Mais le cycle des destinées a été une campagne regroupant 17 PJs répartis en plusieurs groupes ( si je me souviens bien sans relire mes notes 8 groupes au total, dont 2 solos), qui se sont formés, dissous, entraidés et/ou entretués.

Hé hé! la référence à Icewind dale est pertinentent mais je me suis pas inspiré du jeu puisque ce que vous lisez sur ce forum a été écrit en 1996.

Sinon oui, Karl est un costaud. Le truc c que la plupart des persos sont des costauds. Ca leur a permis de se lacher un peu et de faire des trucs de fou.
Par exemple, reprenons Karl. Dans la partie que j'ai posté ce matin, on peut lire que karl , constatant l'inéfficacité du sort de Umbert, en appelle au pouvoir de tzeentch.
Ceci n'est pas une lubie sortie de mon imagination: lorsque nous avons joué ce scénar, Cyrill (Karl) a gardé son sang froid et m'a tout simplemet dit qu'il s'en remettait à son Dieu et qu'il lançait le sort "Boon of tzeetch" (ça doit être "Bienfait de Tzeentch" en français). il a dépensé ses 1D3 points de magie et on a tiré le sort qu'il allait pouvoir lancer au hasard parmi tous les sorts du bouqin des règles: résultat il est tombé sur le sort "Annihilation de Morts Vivants"!!!!!!
Il aurait très bien pu tomber sur un truc hyper dangereux type Explosion ou un truc du genre mais non, à ce moment précis le hasard (ou Tzeetch?) a voulu qu'il ait LE sort dont il avait besoin. On n'en pouvait plus: c t hallucinant.
Résultat ben y'avait plus de match les Undeads ont été dégommés.
Voilou, Karl est costaud, c sûr, mais ce n'est pas un bill. Disons qu'il est suffisamment avancé pour que les parties qu'on a joué aient été purement puissantes, et pour qu'il ai pu s'imposer devant les autres membres du culte, et par là-même avoir sa casquette de Magister!

Io.

PS: en fait l'aventure ne se passe pas vraiment dans un donjon: le tumulus de Kemler est un passage assez court du livre 5.
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Dernière modification par Iodrigar ; 08/09/2003 à 14h25..
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Vieux   #15
Janus
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Va falloir que j'appel un pote répurgateur pour qu'il s'occupe de ton ami, c'est suspect d'avoir autant de chance :)

Petite question y a-t-il un site où on peut lire tous les livres que tu as écrit ? Ca m'intéresse vraiment.

Dernière modification par Janus ; 10/09/2003 à 08h35..
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Vieux   #16
l'elfe noir
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moi aussi....
pour le pote repurgateur je m'en charge...
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forum de roleplay dans un univers nouveau (Heroic fantasy/partie Sci-fi en développement)
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Vieux   #17
Khaela Mensha
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Felicitations!!

je suis carrement fan, en tout cas j'applaudis des deux mains la
qualite de ton recit! Tout comme Janus, je n'ai rien d'autre a
ajouter que "on en veut plus encore!!" ;)
En passant, j'ajouterai que le recit de bataille de ce dernier
(Janus donc) etait vraiment bien, c'est appreciable a lire, je ne
sais pas si dans les derniers White Dwarf on y recence toujours les
rapport de bataille, mais j'aurai aime aussi qu'il soit tout autant
romance que celui ci (romance avec un accent aigu sur le "e", oui
bon je suis desole d'avoir a vous faire subir les erreurs orthographiques
que peut entrainer l'ecriture d'un message sur un clavier QWERTY)

Ohla c'est donc mon troisieme message sur ce forum.. ne vous
inquietez pas je n'ai pas chome (e accent aigu) et je vous prepare
quelque chose dans la section Roleplay une fois que les epopees
de Karl soient terminees car elles ne pourraient que ternir les miennes.. :p erf

Donc a quand la suite??
Est ce que le concours de recit est toujours d'actualite?

Je vois que les vieux de la vieille se retrouvent finalement :)

A bientot donc,

Khaela Mensha
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Vieux   #18
Iodrigar
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Salut!

Chui de retour! Bon sang je reviens de Bavière et sans déconner y'a de purs chateaux médiévaux là-bas! Avis aux amateurs! ;)
Mais bon, revenons à nos moutons!

Tout d'abord, merci encore pour vos encouragements, ça fait super plèze et ça motive bien pour à la fois continuer les posts et continuer la rédaction, sur mon PC, du cycle des Destinées.

Pour répondre à ta question, Janus, ce forum est le seul endroit où vous trouverez l'histoire de Karl. J'ai fait qq posts sur le site de Warhammer DMW mais c ici que j'en ai posté le plus.
Mais ne vous inquiétez pas et soyez patients, les épisodes de l'Epopée de Karl Zauberkünstler seront postés sur ce site. :)

Bon, puisque vous avez été sage et bien cools, voici l'épilogue du chapitre 1. Bon je vous préviens tout de suite c pas super long. Mais le chapitre 2 ne saurait tarder.

A très plus!

Io.


PS: euh... c carrément vrai que mon pote a eu un bol du tonnère! Il l'a même eu 2 fois!!! :hooo:
Mais bon vous verrez par vous même! ;)


* * *

Le Cycle des Destinée, Livre 5ème.


Karl Zauberkünstler


Chapitre 1, 4ème partie.


Voyage dans les Mantagnes Grises.


Le sort avait soufflé les torches. D'un simple mot, Karl ralluma la sienne. Les défenses du tumulus avaient disparu. Le silence de mort qui venait de s'abattre sur le domaine de Kemmler n'était perturbé que par quelques quintes de toux spasmodiques provoquées par la puissance de la décharge magique.
Umbert et les efles noirs se relevèrent péniblement, abasourdis par ce qu'il venait de se produire. Il n'y eut aucune question. Aucun commentaire. Dans le regard de chacun se lisait la crainte de leur leader, la peur d'éveiller sa colère, ou de le décevoir.
La majeure partie du mobilier du laboratoire n'avait en aucune manière été dérangé. Lors de la déflagration, une partie du matériel de recherche avait été détruit, mais le plus important était récupérable. Et puis... le Liber Mortis était toujours là.
Umbert épousseta brièvement ses vêtements avant de s'approcher du grimoire. Après une courte hésitation, il s'en saisit.
Tout le monde retint son souffle, à part peut-être Karl. Rien ne se passa. Les défenses du tumulus étaient bel et bien anéanties.
"Nous avons les sorts, loué soit Tzeentch! s'écria Morga. A présent nous pouvons partir pour le Yetzin."
Magister Zauberlich ne lui portait aucune attention.
"Valdirgar, prends Wilhelm avec toi et partez pour Frügelhoffen, finit-il par dire. Prend cet argent et procure-nous un charriot."
Il lui lança une bourse de cuir.
"Morga, je veux un inventaire détaillé des possessions de Kemmler, reprit-il. Umbert, c'est à vous d'identifier les accessoires qui pourraient s'avérer utile pour les événements à venir. Morina et Eldilad se chargeront de les remonter à la surface. Je veux que nous soyons sur la route du Yetzin dès l'aube. Nous nous reposerons en route. Les Nurgle ne doivent pas être loin."
Les elfes noirs obtempérèrent sur le champ. Karl s'appétait à quitter les lieux lorsque Umbert demanda sur un ton impérieux:
"Et vous, Monseigneur? Peut-on savoir ce que vous ferez pendant tout ce temps?"
Karl s'arrêta net. Il se tourna pour faire face à son interlocuteur, sans un mot, les yeux blancs, vides de pupille (C'était une conséquence temporaire de l'appel de la puissance du cristal d'air). Umbert sut alors qu'il était allé trop loin. Il avait fait preuve d'insolence et trouva vite pour son salut -il en était persuadé- les mots pour se rattrapper:
"... au cas où nous découvrions quelque chose d'important..."
Karl eut un sourire en coin.
" Je serai avec notre Seigneur. Si vous découvrez 'quelque chose d'important', Il me le dira."
Le quittant des yeux au dernier moment, Karl sortit du laboratoire de Heinrich Kemmler. Il remonta les escaliers de pierre usés pour émerger enfin hors du tumulus.
L'air était glacé. Les lunes baignaient la vallée de leurs lueurs diffuses. Valdrigar et Wilhelm était en route pour le village de Frügelhoffen. Sur une hauteur, Sirandile scrutait les environs alors que Lise et Eva gardaient paisiblement le camp. Le ciel laissait parfois parraître une ou deux étoiles. A l'ouest, par-delà les montagnes, un front nuageux impressionnant ne présageait rien de bon.
Le lendemain, il neigerait.
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Vieux   #19
l'elfe noir
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aussi ben que precedement...
tu comptes sortir un livre? :D (si c'est le cas, j'espere que tu en feras rofter "gratuitment" tes vieux copains... )
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Vieux   #20
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hé hé pkoi pas!
Mais bon en attendant faut finir, même si g protégé ce que vous lisez en ce moment!
Quand aux échantillons gratos c clair que mes vieux copains auront leurs exemplaires... mais bon là il s'agit de mes joueurs. En ce qui concerne les autres faudra être gentil avec moua! ;)

Tchô!

Io.

PS: au fait Elfe Noir, g commencé à écrire l'histoire de Eldirholen Eletir, fils de Aesindar Eletir de la Maison Eletir de Cothique mais bon... les posts c pas pour tout de suite du tout! ;)
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