Angus
11/06/2008, 15h59
Mon nom est Karrangus.
Je suis Aquilonien.
Je suis un gardien.
La nuit est tombée depuis plusieurs heures. Je viens de quitter l'auberge du Chien Pinté.
Mon objectif : Strom.
Depuis plusieurs jours déjà, je prête mes talents à la Résistance. Un groupe de citoyens qui refuse le régime de soumission et de terreur que Strom et ses hommes de la Main rouge imposent à Tortage. Comment j'en suis arrivé là ? Un sacré concours de circonstances.
Mais l'heure n'est pas à la causette. Strom sait que je suis à sa recherche. Normal, j'ai déjà envoyé nombre des ses hommes mangé les pissenlits par la racine.
J'ai exploré les bas fonds de la ville, elle sert de prison, j'ai vu ce que faisaient subir les hommes de la Main Rouge aux citoyens qui refusaient le joug de Strom.
A leur tour, ils ont subi ma colère. Car depuis peu, je me suis découvert certains talents martiaux. Un bouclier et une épée, j'ai l'impression de les avoir toujours maniés.
Pourquoi "impression" ? Je n'ai plus aucun souvenir. Mais comme je disais l'heure n'est pas à la causette.
Les citoyens dorment, ou font semblant, car les rues sont agitées, Strom a mobilisé ces troupes à ma recherche. Ils quadrillent les rues, dressent des barrières, mettent le feu à certaines maisons susceptibles de cacher des Résistants.
Beaucoup de bruit pour rien, je n'ai pas l'intention de me cacher. A peine ai je quitté l'Auberge du Chien Pinté, que j'aperçois déjà mes prochaines victimes.
Un sergent de la Main Rouge me hèle : "Qui va là ?"
Je m'arrête, dégaine mon épée et mon bouclier. Le sergent se fige. Il fait un geste vers les 3 soldats qui l'accompagnent.
Ils commencent une manoeuvre d'encerclement, je ne leur laisserai pas le temps. Mon corps, mes muscles réagissent immédiatement comme après des années d'entraînement.
En un éclair, je suis sur le premier soldat à ma gauche, mon bouclier fend l'air à l'horizontal et heurte sa mâchoire avec violence. Les dents volent, les os se brisent et s'enfonce dans son crâne. Il est déjà à terre, crachant son sang.
Je pare aisément un coup porté par celui à ma droite, et par un mouvement tournant, j'écarte son épée à deux mains, et plonge la mienne en travers de sa gorge, tranchant les jugulaires. Il s'effondre à genoux tentant avec ses mains de retenir la vie qui s'écoule de son cou.
Interloqué, le sergent et le dernier soldat ont un mouvement de recul. Je les regarde en souriant, et les toise d'un air narquois.
Perdant leur calme, ils se jettent sur moi. Le soldat plus rapide est le premier sur moi, je me fends vers la droite au dernier moment, le fait lourdement trébucher et fonce sur le sergent.
Bouclier en avant, je le heurte violement et le projette en arrière. A peine a t'il touché le sol, que je suis sur lui, plongeant ma lame en travers de son ventre, fouillant dans les intestins.
Du coin de l'oeil, j'aperçois le dernier soldat se relevant, et d'un mouvement tournant de mon épée, je lui décolle la tête des épaules.
J'entends des cris de colère provenant de la rue plus bas, une patrouille d'une dizaine d'hommes m'a aperçue et se dirige rapidement vers moi.
Attrapant la cape du sergent, je commence à nettoyer mon épée. La patrouille se rapproche de plus en plus. Alors qu'ils débouchent sur la place, une volée de flèches les fauche dans leur élan. De toutes les fenêtres de la place, les projectiles volent vers les hommes de la Main Rouge.
Les portes s'ouvrent à la volée, laissant s'échapper des hommes de la Résistance, qui rapidement viennent à bout de la patrouille.
De toutes les maisons de Tortage surgissent des hommes de la Résistance prêt à en découdre avec les hommes de la Main Rouge.
Evitant les combats entre les hommes de la Main Rouge et la Résistance, je progresse rapidement dans les rues de Tortage et me dirige vers le port, vers le bateau de Strom.
Je me faufile le plus discrètement possible entre les caisses de marchandise attendant d'être chargé sur un navire. De ma cachette, j'observe les alentours : de nombreuses patrouilles en alerte se trouvent sur les quais.
Soudain leur attention se focalise vers une rue d'où provient des cris, un groupe d'hommes de la Main Rouge, blessés ou valides, tentent d'échapper à la colère des hommes de la Résistance qui les talonnent. Les patrouilles du quai se mettent à courir vers leurs compagnons pour leur prêter assistance.
Le plan se déroule comme prévu, distrait par la Résistance, les hommes de la Main Rouge ont désertés leurs positions. Je profite de la situation et fonce vers le navire de Strom.
Il ne reste que quelques gardes devant la rampe du bateau. Déboulant à leur rencontre, pris par surprise, ils ne m'offrent pas beaucoup de résistance.
Je suis sur le ponton. Sur la partie arrière, j'aperçois une tente, et dans l'ombre, je distingue un colosse : Strom.
M'apercevant, il émerge de la tente. Il doit faire 2 têtes de plus que moi, je sens qu'une magie impie a jadis coulé dans ses veines et la rendu plus fort.
En instant, il est sur moi, ses attaques rapides et puissantes me font reculer, je ne peux que me défendre. Je réussis à mettre plus de distance entre lui et moi, et je contre-attaque.
A son tour, il subit mes assauts. Une faille dans sa garde me permets de lui porter un coup vicieux à travers du visage. Aveuglé par son sang et par la douleur, il ne peut échapper à une seconde attaque qui lui ouvre largement le ventre, répandant ses tripes sur le ponton en bois.
Tombant à genou, lâchant son épée, je lui attrape la tête et la fait basculer en arrière. Il me regarde désespéré, et je plonge ma lame en travers de sa gorge, tranchant la colonne vertébrale.
Je le relâche, il est mort.
Strom est mort.
Derrière moi, une clameur retentit. Les hommes de la Résistance ont assisté à la fin du combat et laisse éclater leur joie.
Le tyran de Tortage est mort. La paix va enfin revenir.
Parmi la foule, j'aperçois Kalanthès.
Je ferme les yeux.
Mon premier souvenir : une galère d'esclaves coulant au large de Tortage
Le second souvenir : je me réveille sur une plage, un homme se trouve devant moi, Kalanthès.
Et c'est tout, rien d'autres. Aucuns souvenirs. Je ne sais plus rien de moi.
Mon enfance : oubliée.
Mes parents : oubliés.
Ma vie : oubliée.
Plus tard, j'ai appris pourquoi mon âme était aussi vide, j'ai tout oublié par la faute de Toth-Amon et de sa marque qui se trouve sur mon torse.
La raison de cette infamie : je la découvrirai.
Mais ce sera long et difficile.
D'après les oracles que j'ai pu consulter, il va me falloir explorer les terres d'Aquilonie, de Cimmérie et de Stygie afin d'obtenir des réponses.
Ceci est mon histoire.
Ceci est ma vie.
Suivez-moi dans cette prodigieuse aventure.
Je suis Aquilonien.
Je suis un gardien.
La nuit est tombée depuis plusieurs heures. Je viens de quitter l'auberge du Chien Pinté.
Mon objectif : Strom.
Depuis plusieurs jours déjà, je prête mes talents à la Résistance. Un groupe de citoyens qui refuse le régime de soumission et de terreur que Strom et ses hommes de la Main rouge imposent à Tortage. Comment j'en suis arrivé là ? Un sacré concours de circonstances.
Mais l'heure n'est pas à la causette. Strom sait que je suis à sa recherche. Normal, j'ai déjà envoyé nombre des ses hommes mangé les pissenlits par la racine.
J'ai exploré les bas fonds de la ville, elle sert de prison, j'ai vu ce que faisaient subir les hommes de la Main Rouge aux citoyens qui refusaient le joug de Strom.
A leur tour, ils ont subi ma colère. Car depuis peu, je me suis découvert certains talents martiaux. Un bouclier et une épée, j'ai l'impression de les avoir toujours maniés.
Pourquoi "impression" ? Je n'ai plus aucun souvenir. Mais comme je disais l'heure n'est pas à la causette.
Les citoyens dorment, ou font semblant, car les rues sont agitées, Strom a mobilisé ces troupes à ma recherche. Ils quadrillent les rues, dressent des barrières, mettent le feu à certaines maisons susceptibles de cacher des Résistants.
Beaucoup de bruit pour rien, je n'ai pas l'intention de me cacher. A peine ai je quitté l'Auberge du Chien Pinté, que j'aperçois déjà mes prochaines victimes.
Un sergent de la Main Rouge me hèle : "Qui va là ?"
Je m'arrête, dégaine mon épée et mon bouclier. Le sergent se fige. Il fait un geste vers les 3 soldats qui l'accompagnent.
Ils commencent une manoeuvre d'encerclement, je ne leur laisserai pas le temps. Mon corps, mes muscles réagissent immédiatement comme après des années d'entraînement.
En un éclair, je suis sur le premier soldat à ma gauche, mon bouclier fend l'air à l'horizontal et heurte sa mâchoire avec violence. Les dents volent, les os se brisent et s'enfonce dans son crâne. Il est déjà à terre, crachant son sang.
Je pare aisément un coup porté par celui à ma droite, et par un mouvement tournant, j'écarte son épée à deux mains, et plonge la mienne en travers de sa gorge, tranchant les jugulaires. Il s'effondre à genoux tentant avec ses mains de retenir la vie qui s'écoule de son cou.
Interloqué, le sergent et le dernier soldat ont un mouvement de recul. Je les regarde en souriant, et les toise d'un air narquois.
Perdant leur calme, ils se jettent sur moi. Le soldat plus rapide est le premier sur moi, je me fends vers la droite au dernier moment, le fait lourdement trébucher et fonce sur le sergent.
Bouclier en avant, je le heurte violement et le projette en arrière. A peine a t'il touché le sol, que je suis sur lui, plongeant ma lame en travers de son ventre, fouillant dans les intestins.
Du coin de l'oeil, j'aperçois le dernier soldat se relevant, et d'un mouvement tournant de mon épée, je lui décolle la tête des épaules.
J'entends des cris de colère provenant de la rue plus bas, une patrouille d'une dizaine d'hommes m'a aperçue et se dirige rapidement vers moi.
Attrapant la cape du sergent, je commence à nettoyer mon épée. La patrouille se rapproche de plus en plus. Alors qu'ils débouchent sur la place, une volée de flèches les fauche dans leur élan. De toutes les fenêtres de la place, les projectiles volent vers les hommes de la Main Rouge.
Les portes s'ouvrent à la volée, laissant s'échapper des hommes de la Résistance, qui rapidement viennent à bout de la patrouille.
De toutes les maisons de Tortage surgissent des hommes de la Résistance prêt à en découdre avec les hommes de la Main Rouge.
Evitant les combats entre les hommes de la Main Rouge et la Résistance, je progresse rapidement dans les rues de Tortage et me dirige vers le port, vers le bateau de Strom.
Je me faufile le plus discrètement possible entre les caisses de marchandise attendant d'être chargé sur un navire. De ma cachette, j'observe les alentours : de nombreuses patrouilles en alerte se trouvent sur les quais.
Soudain leur attention se focalise vers une rue d'où provient des cris, un groupe d'hommes de la Main Rouge, blessés ou valides, tentent d'échapper à la colère des hommes de la Résistance qui les talonnent. Les patrouilles du quai se mettent à courir vers leurs compagnons pour leur prêter assistance.
Le plan se déroule comme prévu, distrait par la Résistance, les hommes de la Main Rouge ont désertés leurs positions. Je profite de la situation et fonce vers le navire de Strom.
Il ne reste que quelques gardes devant la rampe du bateau. Déboulant à leur rencontre, pris par surprise, ils ne m'offrent pas beaucoup de résistance.
Je suis sur le ponton. Sur la partie arrière, j'aperçois une tente, et dans l'ombre, je distingue un colosse : Strom.
M'apercevant, il émerge de la tente. Il doit faire 2 têtes de plus que moi, je sens qu'une magie impie a jadis coulé dans ses veines et la rendu plus fort.
En instant, il est sur moi, ses attaques rapides et puissantes me font reculer, je ne peux que me défendre. Je réussis à mettre plus de distance entre lui et moi, et je contre-attaque.
A son tour, il subit mes assauts. Une faille dans sa garde me permets de lui porter un coup vicieux à travers du visage. Aveuglé par son sang et par la douleur, il ne peut échapper à une seconde attaque qui lui ouvre largement le ventre, répandant ses tripes sur le ponton en bois.
Tombant à genou, lâchant son épée, je lui attrape la tête et la fait basculer en arrière. Il me regarde désespéré, et je plonge ma lame en travers de sa gorge, tranchant la colonne vertébrale.
Je le relâche, il est mort.
Strom est mort.
Derrière moi, une clameur retentit. Les hommes de la Résistance ont assisté à la fin du combat et laisse éclater leur joie.
Le tyran de Tortage est mort. La paix va enfin revenir.
Parmi la foule, j'aperçois Kalanthès.
Je ferme les yeux.
Mon premier souvenir : une galère d'esclaves coulant au large de Tortage
Le second souvenir : je me réveille sur une plage, un homme se trouve devant moi, Kalanthès.
Et c'est tout, rien d'autres. Aucuns souvenirs. Je ne sais plus rien de moi.
Mon enfance : oubliée.
Mes parents : oubliés.
Ma vie : oubliée.
Plus tard, j'ai appris pourquoi mon âme était aussi vide, j'ai tout oublié par la faute de Toth-Amon et de sa marque qui se trouve sur mon torse.
La raison de cette infamie : je la découvrirai.
Mais ce sera long et difficile.
D'après les oracles que j'ai pu consulter, il va me falloir explorer les terres d'Aquilonie, de Cimmérie et de Stygie afin d'obtenir des réponses.
Ceci est mon histoire.
Ceci est ma vie.
Suivez-moi dans cette prodigieuse aventure.