Cdar
17/01/2002, 07h19
Le 7 janvier dernier, un astéroïde d’une envergure approchant les 300 mètres a été détecté à près de 840.000 kilomètres de la Terre (soit un peu plus de deux fois la distance Terre-Lune). L’observation de ce corps céleste n’avait eu lieu qu’une dizaine de jours auparavant, grâce aux télescopes de la NASA basés à Hawaï. S’il était entré en collision avec la Terre, cet astéroïde baptisé 2001 YB5 aurait libéré une énergie équivalente à plusieurs dizaines de bombes thermonucléaires (du fait de sa vitesse élevé estimée à plus de 110.000 km/h).
Selon Jay Tate, directeur du Spaceguard Centre stationné au Pays de Galles, l’astéroïde aurait été capable d’anéantir un pays de la taille de la France. S’il est vrai que plusieurs dizaines d’astéroïdes de cette taille passent chaque année à proximité de la Terre, il est cependant très rare que la distance astéroïde-Terre soit si peu importante. Et si, dès sa détection par la NASA, tout risque majeur a été écarté après qu’ait été effectué un calcul de sa trajectoire, aucun moyen technique fiable n'aurait cependant pu dévier son orbite si celle-ci avait empruntée une trajectoire de collision. Les recherches en la matière demeurent en effet excessivement limitées et restent la plupart du temps suspendues à la bonne volonté des programmes militaires (essentiellement américains).
Dans les années 1970-1980, la théorie d’une extinction des dinosaures par un astéroïde il y a 65 millions d’années avait notamment permis de légitimer les recherches du Pentagone et l’octroi de crédits de recherches conséquents (en particulier via le Near Earth Asteroid Tracking program de la NASA) utilisés par la suite dans le programme reaganien de « guerre des étoiles » (IDS). L’arrêt de ce programme au début des années 1990 a sensiblement ralenti la recherche dans le domaine de la lutte anti-astéroïde. Or, selon les astronomes de l’Université de Princeton, près de 700.000 astéroïdes orbitant au sein du système solaire seraient capables de détruire la Terre, 19 d’entre eux ayant « frôlé » notre planète depuis 1991 à une distance équivalente à celle de 2001 YB5 .
Alexis Bautzmann,
(16 janvier 2002)
Tiré de www.NET4WAR.com
Selon Jay Tate, directeur du Spaceguard Centre stationné au Pays de Galles, l’astéroïde aurait été capable d’anéantir un pays de la taille de la France. S’il est vrai que plusieurs dizaines d’astéroïdes de cette taille passent chaque année à proximité de la Terre, il est cependant très rare que la distance astéroïde-Terre soit si peu importante. Et si, dès sa détection par la NASA, tout risque majeur a été écarté après qu’ait été effectué un calcul de sa trajectoire, aucun moyen technique fiable n'aurait cependant pu dévier son orbite si celle-ci avait empruntée une trajectoire de collision. Les recherches en la matière demeurent en effet excessivement limitées et restent la plupart du temps suspendues à la bonne volonté des programmes militaires (essentiellement américains).
Dans les années 1970-1980, la théorie d’une extinction des dinosaures par un astéroïde il y a 65 millions d’années avait notamment permis de légitimer les recherches du Pentagone et l’octroi de crédits de recherches conséquents (en particulier via le Near Earth Asteroid Tracking program de la NASA) utilisés par la suite dans le programme reaganien de « guerre des étoiles » (IDS). L’arrêt de ce programme au début des années 1990 a sensiblement ralenti la recherche dans le domaine de la lutte anti-astéroïde. Or, selon les astronomes de l’Université de Princeton, près de 700.000 astéroïdes orbitant au sein du système solaire seraient capables de détruire la Terre, 19 d’entre eux ayant « frôlé » notre planète depuis 1991 à une distance équivalente à celle de 2001 YB5 .
Alexis Bautzmann,
(16 janvier 2002)
Tiré de www.NET4WAR.com